2 mars 1794, Louis-François Ripault de la Cathelinière


Notice biographique des archives de la Vendée :

Âgé de 25 ans, passés d’août, né le 19 août 1768, de François et Elisabeth-Louise Dorion et domicilié au Moulinet de Frossay (Loire-Inférieure). Commandant général de l’armée catholique du Pays de Retz, il participe à l’encerclement de Paimboeuf à partir du 12 mars 1793, puis à l’attaque de Pornic, le 23.

Au retour de cette expédition, il se rend à Bourgneuf et décharge ses deux pistolets, sur la maire républicain de la commune, Pierre Mourain, emprisonné depuis le 13. Le 1er septembre 1793, Pineau lui écrit «Je vous fais passer des nouvelles de Saint-Philbert suivant la lettre de monsieur de Couëtus qui cite sur l’annonce que je lui ai faite de 4 à 5000 bleus, tués à Mouchamps, par monsieur de Bouchain, mérite confirmation.

Deux officiers, passés avec armes et bagages, hier au Chiron, aujourd’hui à la Croix-Moriceau (ont remis à) Devieu et Lyrot, la somme de 30000 livres. Ils les ont prié d’en disposer pour les besoins de leur armée. Ils ont également annoncé la prise de la ville de Paris. On assure que la municipalité de Nantes, enfin tous les enragés ont offert trois millions aux 3500 brigands, qui sont ceux que nous avons tous à combattre, pour incendier, égorger tout ce qu’ils rencontreront à quatre lieues à la ronde. Monsieur Charette n’attaquera suivant toute apparence. Cependant il s’approche, peu à peu, avec son artillerie, de Villeneuve. Peut-être s’emparera t’il, ce soir, de cette position ? Par conséquent, mon cher, vous voyez comme moi, l’obligation qu’il y a de garder votre détachement dans la position où vous l’avez placée, où vous trouveriez bon d’être campé. Il faut vaincre ces gueux de bleus, au Port-Saint-Père».

Rallié à l’armée de Charette et blessé au Port-Saint-Père, le 10 septembre, il se réfugie à son domicile, où il est capturé, le 1er mars 1794, caché sous un pressoir. Dès son arrivée à Nantes, le comité révolutionnaire de la ville, dépêche deux de ses membres (Bollogniel et Perrochaud), auprès du général Robert, pour lui signifier de lui envoyer ce chef de brigands. Mais les représentants du peuple les y ont précédé et prennent son sort, à leur compte. Dans son interrogatoire, il déclare qu’il a encore 15 à 20000 hommes, dont environ 15000 armés, qu’il n’a aucune nouvelle de Charette, parce que son armée a passé au nord et que son second, Salmonière a été tué à Savenay. Il n’a aucune connaissance du sort de la Rochejaquelein et croit que Piron a été tué à Savenay. Il ajoute qu’ils subsistaient par la quantité de grains lâchés, mais qu’ils souffraient faute de moulins, puisqu’il ne reste que celui des Perrières, en Arthon-en-Retz.

Il est interné le 2 mars 1794, dans la prison du Bouffay. Turreau, le même jour, demande aux membres de la commission militaire de le juger et de faire exécuter promptement, une blessure dangereuse le mettant dans l’impossibilité d’exister longtemps et il faut empêcher que la mort prévienne son supplice. Conduit devant une commission, spécialement réunie pour la circonstance, tenue dans la salle du tribunal révolutionnaire et présidée par Lalouet, assisté de Jacques-Joseph Lenoir, d’Etienne Quicque, Claude Castrie et Jean Carrail, il est dans la séance du même jour, condamné à la peine de mort, comme convaincu, en sa qualité d’ex-noble, instigateur et provocateur des attroupements et des révoltes, d’avoir commandé une division de 10000 hommes, dans l’armée des rebelles et de les avoir maintenus dans l’esprit de rébellion, par une proclamation incendiaire du 4 septembre 1793, signée par lui-même, d’Elbée, Donissan, de Royrand, chevalier Charette, Lescure, de Bonchamps, de la Rochejaquelein, chevalier des Essarts, de Cumont, chevalier de Fleuriot, de Boisy, le prince de Talmont, Stofflet, de Marigny, Duhoux d’Auterive, chevalier de Perrault, de Solérac, de Beauvolliers l’aîné, chevalier de Villeneuve, par le conseil militaire, Dury de Beauvais, secrétaire, Gabriel, évêque d’Agra, président du Conseil supérieur, Michel des Essarts, second président, Bernier, curé de Saint-Laud d’Angers, Brun, doyen de Saint-Laurent, Michelin, Le Maignan, Boutillier des Hommelles, Body, Paillou, Le Noir, Coudraye, Thomas Gendron, pour le Conseil supérieur, Jagault, secrétaire général et d’avoir excité cette armée fanatique au meurtre, à l’incendie et au pillage, jusqu’au jour de son arrestation. Il est guillotiné, sur la place du Bouffay, à l’issue de l’audience.

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Photo J-David GL Vrv (Facebook)

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